Wednesday, May 6, 2009

Brett Favre : Comment ternir une légende pour la haine?

Ca suffit ! Voilà ce que tous les fans de foot US pensent aujourd’hui des tribulations d’un Brett Favre en NFL. Ce demi-dieu du ballon ovale, ce quasi-idole de l’Etat du Wisconsin (où se situe Green Bay) perd sa crédibilité à mesure que les semaines passent. Déjà à la fin de la saison 2007, il annonçait, d’un ton ferme et péremptoire, qu’il se retirait après une carrière bien remplie. La belle affaire… il signa chez les New York Jets dans la foulée. Dans une interview donnée juste avant ce transfert, il exposa publiquement une rancœur envers la direction des Green Bay Packers. Sans l’avouer explicitement, il semble que ce sentiment soit dû au fait que les dirigeants du club ne se soumettaient pas à tous ses désirs, parmi lesquels sélectionner certains joueurs et surtout ne pas le faire passer au second plan derrière le jeune et prometteur Aaron Rogers (véritable avenir de la franchise). Sur la base de ce désaccord, Brett Favre demanda une rupture inconditionnelle de son contrat… notamment pour rejoindre un club de la même conférence pour pouvoir assouvir ses pulsions de VENGEANCE ! Finalement, les Packers acceptèrent de l’échanger contre des tours de draft aux New York Jets (AFC, division Est)… autant dire plutôt loin de la franchise du Wisconsin (NFC, diviction Nord).

Le duel semblait être terminé. En réalité, pas du tout. Après une saison en demi-teinte à New York, les Jets ont décidé de le remercier… Ce qui revient à dire que Brett Favre est désormais libre d’aller dans l’équipe de son choix. Quelle équipe pouvait mieux convenir que les Minnesota Vikings, rivaux directs des Green Bay Packers au sein de la NFC conférence nord? D’ailleurs, Favre a reconnut devant les journalistes d’ESPN que son désir de continuer à jouer était directement influencé par l’animosité envers Ted Thompson, directeur général des Packers !... Selon le buzz, les dirigeants des Vikings et l'ex-quarterback des Packers seraient sur le point de se rencontrer de façon informelle pour discuter d'un possible avenir chez eux.

Comment est-ce qu’un homme d’exception comme Brett Favre, sélectionné 10 fois au Pro-Bowl, élu 3 fois consécutives MVP de la NFL et 5 fois meilleur joueur de la NFC, peut-il tomber aussi bas ? La NFL a été témoin de belles histoires, elle est aussi le théâtre de mesquineries… 


En bonus, quelques montages réalisés par des internautes suite à la saga Brett Favre




Monday, May 4, 2009

Aaron Curry : le meilleur choix réalisé par les Seahawks !

Selon les rumeurs pré-draft, les Seattle Seahawks étaient intéressés par le quarterback Mark Sanchez. Il n’en fut rien… Finalement, ce sont les New York Jets qui ont jeté leur dévolu sur le quarterback de USC. Néanmoins, Seattle n’a pas pour autant fait un choix regrettable en sélectionnant le linebacker Aaron Curry au premier tour. Bien qu’évoluant à Wake Forest, université moins prestigieuse, Curry n’en est pas pour le moins un joueur excellent. Nombres d’analystes ont mêmes parlé à son égard de meilleur joueur de la draft !... Ce joueur fut, en effet, couronné en 2008 du Butkus Award qui récompense le meilleur linebacker dans chaque championnat (lycée, universitaire, professionnel). Fils de l’ancien defensive end, Reggie Pinkney (Detroit Lions/Baltimore Colts), Aaron Curry a totalisé 320 plaquages, forcé 5 fumbles et intercepté 6 ballons durant ses années universitaires. En 2007, il inscriva le record de touchdowns sur interception (3) par un linebacker en une saison.

Toutes ces statistiques sont impressionnantes mais ce joueur répond-t-il vraiment aux besoins de la franchise de Seattle ? L’échec de la saison dernière, 4 victoires 12 défaites, a souvent été attribué à des blessures importantes. Mais il faut dire que la défense des Seahawks n’a pas vraiment brillé… loin s’en faut ! Classée 30e/32 pendant la saison régulière, elle concéda 1900 yards aux coureurs adverses et surtout 4149 yards aux quarterbacks opposés (ce qui l’a classe dernière de la ligue en la matière). Et pour couronner le tout, un des linebackers vedettes de l’équipe, Julian Peterson, est parti rejoindre les Detroit Lions à l’intersaison. Dans ce contexte, il est vrai qu’Aaron Curry est plus que bienvenu pour siéger aux côtés de Lofa Tatupu et de Leroy Hill récemment prolongé chez les Seahawks. Il permettra sans aucun doute d’assurer une plus grande stabilité à la défense des Seahawks. Mais au-delà de ses qualités sportives, Aaron Curry semble être un genre de bosseur qui veut trouver sa place sur le terrain ainsi que dans les vestiaires. Comme l’a déclaré le Coach de Seattle, Jim Mora, « C’est le genre de type qu’on aime sélectionner tant en qualité de joueur qu’en qualité d’homme. […] Nous sommes persuadé qu’il va s’intégrer parfaitement à notre organisation ». Ce tout le mal que nous souhaitons à la franchise de l’Etat de Washington qui est toujours en quête de son premier titre. Affaire à suivre…

Tuesday, April 28, 2009

Coup de chapeau pour la draft des Green Bay Packers !

Une bonne équipe commence toujours par une bonne défense. C’est sans doute le principe qu’ont appliqué les dirigeants de la franchise des Green Bay Packers. Comme l’avaient suggéré les analystes de NFL Networks, les Packers ont sélectionné le défensive tackle B.J. Raji considéré comme une future star à son poste. Au sein de l’équipe du Boston College, Raji a été une pièce maîtresse ayant permis à la défense de cette équipe d’être la 5e en yards totalisés sur le plan national. Mais Green Bay ne s’est pas arrêté à cette seule sélection. Ils ont drafté, toujours au premier tour, le linebacker Clay Matthews de USC qui a pu jouir d’une tradition familiale NFL. Son père, William Clay Matthews Jr., était un célèbre linebacker des Cleveland Browns qui fut sélectionné 4 fois au ProBowl alors que son oncle, Bruce Matthews, fut un lineman offensif des Houston Oilers et appartient désormais au Hall-of-Fame. Autant dire que le dernier rejeton de la famille, que l’on appelle déjà Matthews III, a toutes les cartes en main pour continuer la dynastie. Et il l’a prouvé dès ses années universitaires où il a reçu la mention « All-American Honorable » par le magazine Pro-Football Weekly ! Ces deux nouvelles recrues auront sûrement un impact sur la défense des Packers classées 20e de la dernière saison régulière… Surtout elle donnera un peu d’air à l’attaque de cette franchise qui semble construire un avenir solide malgré la fin de l’ère Favre (classée 8e de la dernière saison). D’ailleurs, l’arrivée  du full back Quinn Johnson en provenance de LSU renforcera le potentiel de cette attaque. Nous décernons donc la médaille d’or au Green Bay Packers pour cette draft 2009 qui a toute les chances de porter ses fruits dès la saison 2009 ! 


Monday, April 27, 2009

Raiders : Al Davis récidive dans ses choix de draft osés…

Al Davis, le très célèbre propriétaire des Oakland Raiders, est un « west-coast owner » : il aime les joueurs rapides et spectaculaires plutôt que les valeurs sûres. Cette draft 2009 le prouve une fois de plus. Au premier tour, les Raiders ont porté leur dévolu sur le receveur Darrius Heyward-Bey de l’Université du Maryland. Il faut dire qu’il a de quoi impressionner : c’est le joueur le plus rapide tous postes confondus (4,3 secondes les 40 yards soit environ 36,4 mètres), et Al Davis aime ça. Mais ce choix a permis aux adversaires voisins, les San Francisco 49ers, de sélectionner le meilleur receveur universitaire : Michael Crabtree de Texas Tech. Ce dernier a totalisé 97 réceptions, 3127 yards et 41 touchdowns en 2008 alors que Darrius Heyward-Bey a réalisé 138 réceptions, 2089 yards et 13 touchdowns. Pour tout analyste normalement constitué, il n’y avait pas de combat… les Raiders auraient du choisir Michael Crabtree considéré aujourd’hui comme le meilleur receveur universitaire. Et pour couronner le tout, la franchise d’Oakland au choisit au second tour un strong safety inconnu au bataillon : Mike Mitchell de l’Université de l’Ohio… encore une fois pour ses qualités physiques plus que pour sa technique!... La draft 2009 aurait du se dérouler autrement pour les « silver and black ». Mais Al Davis préfère le spectacle à la stat. C’est d’ailleurs peut-être pour cela que leur dernier sacre remonte à 1983…


Quelques images sur la draft des Raiders




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